Fonds de Tiroirs et petits carnets

Chroniques naïves et mals gribouillées de Monsieur B. : Grand reporter en petites choses...

10 novembre 2008

Heureux qui comme un journaliste (1)

Salut les copains, ravi de vous retrouver. Mes ravisseurs m'ont finalement relaché. Merci à tous ceux qui ont payé la rançon.

Bon aujourd'hui, on reprend en douceur avec le début d'une nouvelle série. " Heureux qui comme un journaliste" ou la face cachée de la radio.

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EPISODE 1 : L'ALIMENTATION

" Je suis persuadée que tu ne te nourris que de pâtes au gruyère" me disait Frau Nath'

verité scientifique ou calomnie ? réponse en image :

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Bonus : un photo montage d'Alexis, tres ému par ma récente prise d'otage :" Ton expression de bouche est trop celle d'un clown "

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Posté par Monsieur_B à 22:33 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


07 novembre 2008

Prise d'otage

Ne reglez pas votre Livebox, ceci n'est pas une erreur, Le Tiroir est desormais sous controle.

Nous detenons Monsieur B. et avons piraté le blog.

Nous refusons que ce site soit mis à jour.

Monsieur B. est encore en vie ( pour preuve le journal daté de vendredi 7 novembre). Mais si nos revendications n'etaient pas entendus nous n'hesiterons pas à le livrer aux crocodiles.

Quelles sont nos revendications ? Que Monsieur B. soit enfin en bonne santé. Que qes emmerdes du moment s'arrangent. Que son salaire augmente. Que sa masse de travail diminue. Que son voisin fasse moins de bruit la nuit.

Si ces conditions ne sont pas remplies, nous garderons l'auteur du Tiroir captif.

Ceci n'est pas négociable

Signé : le CPQMBAUVMM

Comité Pour Que Monsieur B. Ait Une Vie Moins Merdique.

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Posté par Monsieur_B à 14:24 - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

29 octobre 2008

Le bruit et l'odeur

" La vie c'est comme les Pyrenées, il y a des hauts et des bas" me disait mon voisin, le vendeur de Kebab.

Aujourd'hui on s'interesse donc à un bas. Evoquons une histoire douloureuse de journalisme ordinaire.

La visite de la Fanfare

Je suivais mardi une visite officielle du prefet.

Une belle opération de communication. Le représentant de l’état avait décidé d’aller à la rencontre des centres d’accueils pour sans abris du département. je vous décris la scène : imaginez un petit foyer dans une ville de province. Une 20aine de chambres tout au plus. Une poignée de travailleurs sociaux et de bénévoles pour faire vivre le lieu.

Les couloirs sont exigus. La peinture un peu défraîchie.

Et là débarquent une dizaine de personnes. Il y a le préfet bien sur. son équipe. Les officiels de la ville et de l’agglomération ont aussi fait le déplacement.

L’opération est avant tout médiatique. Nous les journalistes ne sommes pas tres nombreux. Mais nous suffisons à justifier la visite.

Tout ce petit monde est à l’étroit. On salue vaguement les résidents avant de les laisser à l’écart." Vous etes bien ici hein ?" " elle s'occupe bien de vous la Dame" " on est mieux ici que dehors non ?"

Dans coin de la pièce, l’un des sans abris regarde le Journal Télévisé sur une grande télé à écran plat. Ce soir David Pujadas parle des banques et de Crise financière. Pour ne pas déranger le SDF a coupé le son du téléviseur. Les visiteurs lui tournent le dos.

Derrière on parle de lui comme s’il n’existait pas. «  Vous savez ils sont parfois violents, ils cachent de l’alcool et ne sont pas toujours tres propres » commente une bénévole. " Des fois ils confondent les douches avec les WC"

Face à la télé, le résident lève un sourcil surpris.

La réunion se termine. Le préfet approche du téléviseur pour serrer la main de celui que l’on avait oublié. Les flash crépitent. Ce sera la photo de couverture du journal local du lendemain.

Gêné, je m'approche du monsieur. Il m'aurait semblait absurde de consacrer un sujet aux SDF sans en faire parler un seul. L’homme accepte de me répondre si je garde son nom secret. Il coupe la télé, les résultats du football ne l’intéressent pas.

A mon micro, il parle de sa honte de vivre ici, de sa dernière tentative de suicide, de ses enfants qu’ils ne voient pas. Mes questions sont maladroites, je ne sais pas parler avec les vrais gens. Sa voix tremble, je ne sais pas le reconforter.

Les officiels n'entendront pas sa souffrance, ils sont déja partis. Dans la Velsatis du prefet, le chauffeur a enclenché le chauffage. L'autoradio est peut branché sur Rires et Chansons, plus vraisemblablement sur France Info.

En Sortant du foyer, un confrère de la presse écrire me glisse " T'as vu comme ça pue là dedans ?". Je suis choqué par son commentaire. Mais pourtant il a raison. L'odeur est vraiment forte, l'haleine du monsieur qui regarde la télé chargée d'alcool. Je ne me sens pas à ma place, inutile. Là dedans j'avais l'impression d'être un intrus. Mon micro pourrait servir à qqch, je n'ai pas l'impression de l'avoir utilisé comme il fallait.

Je rentre à la radio un peu chamboulé. Nauséeux. Je n'aime pas ce que j'ai vu, ce que j'ai entendu et aussi ce que j'ai pensé malgré moi. Il fallait que je raconte tout ça à quelqu'un. Mais en arrivant dans l’immeuble qui héberge nos studios, je suis pris à partie dans une discussion engagée avant mon arrivée.

Il parait que des squatteurs ont investis nos locaux. Il parait aussi qu'ils ont été chassés il y a quelques minutes. Je sais bien que l'on ne peut pas accueillir n'importe qui, n'importe où. Mais je me souviens aussi que la maison appartient à l'Eglise et que plusieurs chambres pour étudiants sont libres.

Une phrase est lâchée «  Ils sont comme des animaux quand ils sont entre eux ». C'est un bon Chrétien qui vient de parler. Un autre lui répond " Ils ont deux bras non ? Peuvent pas bosser comme tout le monde ceux là ? ". Celui là est medecin. Un de mes collègues enchaine " Je me disais bien que les toilettes etaient crades depuis quelques jours".

Je ne réponds pas, je ne proteste pas. Je prefere partir en cabine de montage. Je transferts les sons enregistrés dans la soirée sur mon ordinateur. SDF, travailleurs sociaux, bénevoles du 115. Ce reportage il va falloir le soigner. Dehors il y a du boulot.

Vraiment.

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Posté par Monsieur_B à 18:34 - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

27 octobre 2008

Quand y en a marre !

" je vois souvent des articles un peu négatifs, ou moqueurs sur ton métier de journaliste  et j'aurais aimé lire un truc qui te plaisait, ou une anecdote me prouvant que tu as toujours l'envie d'avoir envie" me disait dans un mail une dénommée Supradinde, recemment diplomée de journalisme et lectrice de ce blog.

Comment ça ? je ne suis pas assez positif ici ? je ne fais pas une assez belle pub au plus beau métier du monde ?

Bon, peut etre...

J'ai donc promis à Supradinde une note sur un aspect agréable du metier de journaliste ( en échange elle devra se trouver un nouveau pseudo)

Je vais donc parler de cette loupe que tout scribouillard est obligé d'avoir dans la tete. Il faut reperer quelques petites pepites pour les offrir aux auditeurs. Denicher un concert, une piece de théatre ou une expo que l'on aurait jamais eu l'idée d'aller voir.

La semaine dernière je parlais donc à mes auditeurs d'un monsieur nommé Pascal Tourain. Un sacré gaillard : 2 metres pour 120 kilos et une particularité : un corps entièrement tatoué à l'exception du visage et des mains.

Il est à la fois le décor et l'histoire de son Pestacle. c'est drole, fin et jamais vu. Si je n'avais pas parlé de ce monsieur à la radio, nous ne serions sans doute jamais allé le voir au bout du monde dans un trou paumé avec Frau Nath.

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21 octobre 2008

René Guy Cadou

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Posté par Monsieur_B à 06:18 - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

20 octobre 2008

Yallah

Oh et puis merde, tant pis si je passe pour un catho : Je suis triste, j'aurais bien aimé interroger Soeur Emmanuelle. Oui, j'aurais bien aimé entendre " Ecoute bien, mon petit Benoit..."

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Retour de Paris.

Ouais, j'etais à Paris ce w-e, avec Luce nous sommes allés voir Fabrice Eboué au Comedy Club, nous avons deposé des fleurs devant l'immeuble de Pierre Bénichou et croisé Isabelle Hupert au Jardin du Luxembourg. Je sais c'est fascinant, pourtant il n'en sera pas question ici.

Parlons peu, mais parlons bien : Citation du jour :

" Bonsoir". Oui c'est tout. Mais cette simple formule de politesse a été prononcée par l'ex première dame de France : Bernadette Chirac, croisée sur les quais de Seine samedi vers 23h. Luce et moi regardions la vitrine d'une galerie d'art. A notre droite, une dame agée promenant son chien. Etant des jeunes gens bien elevés, nous saluons la passante. Elle se retourne et nous retourne notre " Bonsoir" l'air agacé.  Lutin Bernadette Chirac ! Soyons honnete, une telle vision à cette heure de la nuit à quelquechose d'effrayant...

Autodafé.

Je dois le reconnaitre, j'affiche quotidiennement un profond mépris pour les lecteurs de romans de supermarché. Régulièrement, je crache à la gueule des fans de Marc Levy, je  les amoureux d'Anna Gavalda et perssiffle sur les lectrices du " Diable s'habille en Prada".

Recemment, j'ai devoré la serie des Millenium. Je ne m'en suis pas vanté. Ce dimanche, je n'avais rien à lire pour mon voyage retour. J'ai donc attrapé le bouquin trainant dans la salle de Bain de Luce. Je l'ai empoché discretement.

Dans le TGV, je n'ai pas osé tout de suite le sortir. Il était preferable de déplier d'abord le Journal du Dimanche et de s'interesser aux histoires de cul de DSK.  Mais le JDD ne fait pas 600 pages, on en termine vite la Lecture. Et 4h dans le train c'est long...  J'ai donc degainé le Livre volé à Luce... Vite, l'ouvrir, ne pas laisser la couverture visible. Pendant tout ma lecture, j'ai pris soin de verifier que personne ne pouvait voir ce que je lisait. je jetais des regards inquiets à mes voisins. Pourvu qu'ils ne voient pas...

Putain... Dans le train pour Mâcon j'ai lu " Le journal de Bridget Jones". J'ai honte.

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Ah et puis pendant qu'on est là. Notre Ami Eskobar a encore frappé. ( voir note du 21 septembre )

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( JDD du 19 octobre 2008)

Et on termine par un petit coup de gueule. Chers lecteurs vous me forcer à agir de manière violente. Depuis quelques semaines la frequentation de ce blog est en nette augmentation, pourtant plus un seul d'entre vous ne prend le temps d'écrire un petit commentaire. Je vais donc devoir passer à l'action. Une méthode radicale, vous m'obligez ) employer les grands moyens : Tant que personne ne commentera ce blog, je publierai dans chaque note une photo de moi. Content ou pas c'est pareil !

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Et pour ceux que ça interesse, le Tiroir a feté ce w-e ses 2 ans d'existence. Vous etes en moyenne une petite centaine à venir  chaque jour trainer votre souris par ici. Merci.

Pour feter l'evenement vous avez le droit de m'envoyer un petit cadeau, ou de quoi nourrir le blog ( dessin, texte, photo de vous nu(e), ou révelation fracassante sur le père de l'enfant de Rachida Dati)

Pour cela une seule adresse : tortue_philosophe@hotmail.com.

Mais comme vous etes déja de gros flemmards du commentaire, je ne me fais pas d'illusions. Bande de ringards...

Posté par Monsieur_B à 14:43 - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

15 octobre 2008

l'age du capitaine

Avant de parler radio, on cite avec plaisir la personne qui nous a fait le plus rire aujourd'hui. Et il s'agit de la même qu'hier. Muriel découvrant la précedente note s'est exclamée : " oh noooooon ! T'aurais pu eviter de mettre mon nom ! ... Pfff de toutes façons tout le monde te diras que je suis nulle en sport...". Un peu plus tard, elle me lache " je ne vais plus oser rien dire, tu risquerais de le noter". Trop tard j'avais déja dégainé mon petit Moleskine.

( Note : Cette citation du jour n'est drole que si l'on lit celle d'hier )

Rencontre du troisième Age

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Posté par Monsieur_B à 19:16 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

14 octobre 2008

Corbeille de fruits

la note du jour est courte, mais la citation du jour savoureuse :

" Le cul et le sport c'est fait pour etre pratiqué, pas pour parler " Muriel Martin directrice d'une radio chrétienne ( pratiquante) à propos de la ligne éditoriale de RMC Infos : Beaucoup de sport, pas mal de sexe et des réactions d'auditeurs omniprésentes.

Et à present laissez moi vous presenter l'Ananas de ma nana :

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Posté par Monsieur_B à 17:24 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

13 octobre 2008

Voeux de Silence

Chaussée aux moines

Que serait une bafouille sur le Tiroir sans sa traditionnelle citation du jour ?

Plantons le décor : Nous sommes à Cluny, entre les murs d'une abbaye millénaire. Tout ceux qui comptent dans la région se sont donnés rendez-vous. Tous sont venus signer des gros chèques au nom du contribuable pour retaper la batisse. Il y a dans cette salle glaciale des prefets, des presidents de Conseil Regional, des maires et des Montebourg.

Je suis à la " table presse". C'est le moment des discours. Comme il se doit, derrière le pupitre on ne dit rien d'interressant. Je jete un oeil distrait sur les orateurs en dessinant des ananas dans mon carnet. Une vice présidente du Conseil Régional prend la parole. C'est à ce moment là que mon voisin de table, m'offre la citation du jour. Il est journaliste, pour la presse écrite, la vieille génération, celle qui porte des gilets multipoches. Il se tourne vers moi et me glisse " Qu'est ce qu'elle nous saoule celle là ! Elle est vraiment chiante !". Par politesse, et aussi un peu parce que je suis d'accord, je ricane. Seul petit problème, mon confrère n'est pas de première jeunesse, il a quelques heures de vol et est sans doute un peu sourd.

Je suis persuadé qu'il croyait chuchotter, mais en réalité il a prononcé son commentaire vraiment tres fort, au moment ou la Vice Présidente avait choisit de ponctuer son discours d'un beau silence oratoire. La moitié de la salle s'est retournée sur nous, officiels compris. Mon grossier voisin n'a rien vu. Mais moi j'ai bien senti la lourdeur de tous ces regards reprobateurs sur ma petite personne.

je crois que mes joues sont rouges et ma réputation détruite.

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Posté par Monsieur_B à 18:20 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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